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et les fondements théologiques de l'expérience chrétienne.

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A vos plumes.

(proposé par Nathalie R.)

Question 6

Comment entendez-vous la conclusion de la parabole des vignerons assassins (Évangile du 5 mars, Mt 21, 33-43.45-46) ? « [...] Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits. »

Pour vous, Jésus cautionne-t-il la réponse qui lui est faite unanimement par « on » ? Approuve-t-il que Dieu fasse périr les misérables misérablement, en application de la loi du talion, œil pour œil, dent pour dent ?

(Nathalie)

Réaction 1 : Personnellement, ce n'est pas ce que je lis dans le texte. Il n'est pas question de détruire dans la bouche du Christ qui dit simplement comme en conclusion : "Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui lui fera produire ses fruits." Il n'y a là aucune volonté de destruction. (fr. Jean-Pierre)

Réaction 2 : Et pour vous, Jésus cautionne-t-il la deuxième réponse faite unanimement par « on » ? Approuve-t-il que Dieu loue la vigne à d’autres vignerons, qui lui en remettront le produit en temps voulu ? (Nathalie R)

Réaction 3 : Est-ce la violence du maître de la vigne qui vous choque ? Est-ce que les vignerons homicides périssent ? Que la vigne soit donnée à d’autres à qui la loi du maître conviendra ? Nous savons bien que la vie est dure, violente, qu’elle est tragique, nous savons que les actes ont des conséquences parfois très cruelles. Et cela nous choque, cela suscite un cri, jusqu’à une supplication. « La vigne du Seigneur Sabaoth, c’est la maison d’Israël »

Si on dit que la loi de Dieu est pour la vie des hommes, qu’elle est pour leur bonheur, on dit aussi bien que ne pas respecter la loi de Dieu conduit à la mort, au malheur. C’est la même affirmation, le même regard de foi sur le monde, sur la vie, sur Dieu. Et voilà qu’arrive une bonne nouvelle, qu’on se demande bien où placer : ceux qui ont rejeté la parole divine, (la loi divine, la royauté divine, la primauté de l’amour), retrouveront la vie, le bonheur, la communion avec les autres et avec le monde. Ce n’est pas d’emblée, c’est une restauration, un don nouveau. Comment cela se peut-il ? Comment se peut-il que des cœurs de pierre soient transformés par Dieu en cœurs de chair ? Quelle est l’eau pure qui lavera les souillures du peuple ? (Ezekiel 36) Je crois que c’est à nous qu’il revient d’être ces artisans de paix, les ouvriers de ce royaume : les nouveaux vignerons. À nous, croyants, pour qui le monde est le royaume de Dieu, nous qui désirons la royauté d’un Dieu de tendresse. Avec tous les hommes de bonne volonté. (Sibylle)

Réaction 4 : Merci, Sibylle. Je ne suis pas choquée par la violence de Dieu parce que je ne crois pas à cette violence. Ce bref passage, ces quelques phrases possèdent une profondeur vertigineuse et réfléchir à plusieurs permettrait certainement d'en extraire de riches enseignements. Regardez l'enchaînement des récits. D'abord une parabole avec des personnages qui sont des "ils". Puis la question de Jésus, toujours dans le cadre de ce récit imaginaire (sauf qu'évidemment, ses interlocuteurs ont compris que la parabole fait référence à la bible). "On" marque l'entrée en scène des contemporains d'hier (si on peut dire). Ce "on" ne doute pas, il est "on" parce que personne n'a une opinion divergente. A l'unanimité, la réponse correspond à l'enseignement de la bible : les criminels périssent en juste proportion de leurs crimes, ici sang pour sang. Cette justice est doublement divine : elle est inscrite dans la bible, elle est appliquée ici par Dieu, le maître de la vigne. Et dans son élan vengeur, "on" décide que la vigne sera louée à d'autres car telle est la volonté de Dieu (peut-être est-ce aussi une référence à la bible ?). Jésus ne répond pas directement, il cite lui aussi les Écritures mais en sortant du cadre de la parabole : "ils" est devenu "vous". Et aussitôt après cette citation, il reprend le jugement proféré par "on", l'applique à "vous" et lui donne une force prophétique par la formule : "aussi, je vous le dis." Perdre le royaume de Dieu, est-ce une condamnation moindre ou pire que la mort ? Jésus les a-t-il condamnés ? Ne se sont-ils pas condamnés eux-mêmes ? Mais comment puisque nous sommes dans un récit, une parabole ? Il y a de toute évidence un lien avec la Croix ; lequel ? Nous nous interrogeons et nous voilà concernés, nous qui sommes le "vous" de maintenant, nous les contemporains actuels de Jésus, nous qui avons vu la pierre rejetée par les bâtisseurs devenue pierre d'angle. Que lui répondrons-nous ? (Nathalie)

 

Question 5 : Le doute

Je suis pétrie de culture chrétienne et j'aime énormément l'Écriture qui me nourrit chaque jour. Mais je doute. Souvent quand je m'adresse à Dieu je commence par "si tu existes". Ce n'est pas confortable. Mon doute a été ravivé par la perspective d'une vie qui aurait pu exister sur Mars. Si la vie a existé ou existe sur d'autres planètes et si Dieu est le Sauveur de l'Univers, Dieu aurait-il envoyé son Fils sur d'autres planètes ? Planète ou pas, cela vous arrive t-il de douter ? Monique H.

Réaction 1 : La question serait peut-être : qu’entendez-vous par - Dieu - ?... ( Ariane )

Réaction 2 : Si la foi est de cœur, de corps, d'esprit, d'âme, de mémoire et de raison, le doute serait-il le signe qu'une part de nous n'est pas ou est moins touchée par la foi ? Pour Monique, ce serait un doute rationnel : les hypothèses scientifiques sur l'univers relativisent la Terre et toutes ses cultures. De même que la vérité est relative sur notre petite planète, de même chaque corps céleste possède ou a possédé sa culture singulière. A l'exception bien entendu de la culture scientifique : la science humaine est universelle puisqu'elle sait que l'univers est fondé sur des lois physiques, même si l'univers n'en sait rien. Elle ne doute pas. Si des formes de vie existent ailleurs, elles sont soumises à l'universelle raison. Universelle raison logée dans un organisme vivant, organisme vivant qui possède des sens, un esprit, une mémoire, peut-être même un cœur capable d'aimer et de soupirer que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, et certainement une âme car possédant tout cela par suite de posséder une cervelle, cet organisme est à l'image de Dieu. Le Christ s'est-il incarné pour le salut de nos frères lointains ? Mais comment son incarnation les conduit-elle au salut ? Comment son incarnation nous conduit-elle au salut ? Comment Jésus mort sur la croix puis ressuscité nous a-t-il sauvés ? La foi consiste-t-elle à croire que c'est là un mystère hors de notre portée ? Ou bien se découvre-t-elle bancale jusqu'au doute par déficit de raison et trop-plein de mystères ? (Nathalie)

Question 4 : Le rite et le fondement

Evangile Mc 2, 18-22 :  Le rite (en l’occurrence le jeûne) est notre mémoire, ce qui nous rassemble. Mais n'est-ce pas aussi ce qui nous sépare des autres, ce qui devient une habitude lorsqu'on en a perdu le fondement , ce qui masque un vide ? Comment opérer la conciliation en restant ouvert au mystère de Dieu ? (Pierre)

Réaction 1 : C'est une des grandes questions de la vie humaine. Comment trouver l'équilibre de sens entre le fondement intérieur et le nécessaire déploiement extérieur qui comprend des éléments de sociabilité : on n'est alors pas seul en cause. Nous avons à y travailler en permanence. Cependant, il faut préciser que si l'on est attentif au véritable fondement, le déploiement vers l'extérieur se fait avec d'autant plus de justesse et d'harmonie alors que l'inverse n'est pas assuré : on peut en effet organiser le cadre de telle manière que tout ait belle apparence mais sans parvenir à rejoindre le fondement car le rite extérieur devient une fin en soi. Et c'est là le danger d'une mémoire repliée sur le groupe avec toutes les querelles possibles de  division  avec les autres groupes. Tout cela se fige en habitude et l'unité fondamentale devient impossible. (fr. Jean-Pierre)

Réaction 2 : Première question, si nous considérons le jeûne, Jésus qui en parle toujours au futur, lui donne son absence pour raison d’être. Sans lui dit-il, il n’y aura plus de repas avec lui ; manger avec lui ne sera donc pas possible, alors ses disciples jeûneront. Par cette réponse, il me semble que Jésus brise l’habitude qui consiste à faire du jeûne un rite, pour en faire au contraire un acte d’exception, dont la cause est très concrète, obligée par sa mort. Ça n’est pas un sujet de foi, c’est une indéniable réalité qui dure un temps, le temps qui précède la réalité du Mystère de sa résurrection, qui est le sujet de la foi en Jésus Christ. La question serait alors de se demander si l’on ne jeûne pas en sa présence… Là intervient peut-être le risque de l’habitude. ( Ariane )

 

Réaction 3 : Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4,2) Le Diable, maître des ruses, sans doute estimait que ces quarante jours et quarante nuits auraient affaibli son adversaire. Alors il s'approche. Montre les pierres innombrables et fait miroiter une abondance qui détruira la faim. Il eut faim, il n'aura plus jamais faim. Mais Jésus lui oppose l’Écriture. Ces quarante jours et quarante nuits, il les a passés dans la proximité de son Père, sans interruption de temps. Fortifié par ce jeûne, nourri de la parole divine, il est l'exemple de cette Vie qu'il désire pour l'homme : pas seulement du pain mais l'oreille et toute notre attention tendues vers Dieu. Et peut-être Il eut faim prend alors le sens de Il eut faim de revoir les hommes pour lesquels il est venu. Et la tentation du Diable se situerait sur ce seuil : revenir vers les hommes afin de les nourrir en transformant une grande quantité de matière morte en abondance de biens. Fils de Dieu, Jésus l'est et rien ne lui est impossible. Fils de Dieu, il refuse. Dans notre époque fondée sur la consommation, jeûner pourrait-il signifier le refus de cette abondance mal nourrissante née de la transformation des pierres ? Refuser la tentation de ne plus avoir faim, refuser de se disputer l'abondance : jeûner. Et pour conserver au jeûne sa nature de moyen et refuser d'en faire une fin, le partager avec les autres : manière de vivre sobrement avec ceux qui ne croient pas, écoute de la parole de Dieu avec les croyants ? (Nathalie R.)

Question 3 : La vérité

Question : La vérité dont parle Jésus est-elle la vérité de ce monde ? La vérité historique est connue de tous, vérifiée, décrite dans des textes. La vérité du Christ est, me semble-t-il d'un autre ordre, sans doute impossible à décrire, et de ce fait a priori rejetée par l'homme. La vérité que nous ne pouvons concevoir mais qui est ,j'imagine , pour le croyant, l'objet d'une quête , c'est , je pense, la Vie en Dieu. Comment un texte ou un langage pourrait il la décrire ? Je serais heureux d'en avoir la réponse. J'ai l'impression que ma quête ne fait que commencer.(Pierre)

Pour consulter et poursuivre la discussion, cliquer sur le lien suivant : 

https://drive.google.com/file/d/1YjsIBdlrEgvo4h0nkgjr0aHZk8oDdhM_/view?usp=sharing

 

Suite des réactions 

Réaction 11 : S'il y a une chose que ne ne supporte pas c'est l'assurance de ceux qui sont persuadés de détenir la vérité. Pour moi je mot vérité est indissolublement mêlé aux mots chemin et vie. 'Je suis le chemin, la vérité et la vie" (Jn 14. 6). La vérité se cherche en chemin, à la suite de Celui qui est Vérité et qui mène à la Vie. La vérité personne ne la possède, même pas l'Eglise. Elle EST Dieu. J'aime la vulnérabilité et l'humanité du doute . Si l'Eglise proclame la primauté de la conscience, il me semble que cela a à voir avec cette fragilité des certitudes : c'est en toute humilité que chacun peut agir en fonction de ce que sa conscience ("éclairée" précisent les textes) lui dicte comme chemin de vérité et de vie. et cela sans l'appliquer comme une vérité absolue pour tous. Vous allez me dire que ce n'est pas très confortable. Mais qui a prétendu que la condition humaine était confortable ? (Monique H.)

Réaction 12 : Je voudrais revenir sur l'affirmation de Nathalie au sujet de la coalition contre la vérité divine. Elle évoquait la communion "d'amour" qu'il peut y avoir entre ceux qui veulent mettre à mort cette vérité. Elle disait : cette communion n'est elle pas aussi forte que la communion trinitaire. Personnellement, je ne le crois pas. La communion dans le mal n'est pas durable, elle se casse vite du fait même des circonstances qui finissent par la rendre impossible. Bien sûr, entre-temps, elle a eu le temps de faire beaucoup de désastres, mais elle ne peut perdurer, elle se casse. Les groupes les plus criminels dans l'histoire de l'humanité n'ont eu qu'un temps, et même s'ils sont relayés par d'autres, ils ne développent pas un scénario en continu. Alors que la communion dans le bien produit un fruit qui demeure. Il suffit de relire l'histoire biblique, ou même l'histoire de l'humanité pour voir qui sont les vrais promoteurs. Dans la période contemporaines, les Hitler, Staline, Lénine, Pol-Pot et autres dictateurs n'ont fait qu'un temps et l'histoire ne leur a pas donné raison même s'ils ont eu le temps avec tous leurs sbires de commettre les pires atrocités, mais ils n'ont jamais eu le dernier mot de l'histoire. Abraham, Moïse, Jésus, ont coalisé tout autrement et sans comparaison de durée. Ils sont encore vivants malgré toutes les épreuves qu'ils ont eu à supporter.

Comment en arrive-t-on à une coalition de mort ? A mon avis, cela vient de la grande illusion de se croire tout-puissant. Cela est inhérent à notre instinct de survie et certains s'y enferment comme en leur raison d'exister. Ils se coalisent et peuvent, contre toute évidence apportée par le Christ, s'enfoncer dans leur conviction et détruire tout ce qui pourrait l'empêcher. C'est le mauvais esprit dont l'humain est capable. (Fr. Jean-Pierre)

Réaction 13 : L'appel du Christ « soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait » se trouve dans le Sermon sur la montagne, après : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Matthieu 5, 44) La perfection divine demeure perfection malgré l'injustice et le malheur frappant les hommes. Les souffrances des hommes ne l'altèrent pas. Ce Dieu indifférent fait lever son soleil et tomber la pluie sur tous, sans considération de justes ou d'injustes. Choquant ? Mais qui parle ? Jésus, porteur de la vérité sur Dieu, venu nous apporter la bonne nouvelle d'un Père céleste. Dieu a envoyé son Fils nous sauver, il n'est pas indifférent. Pour autant, heureusement qu'il ne détruit pas les injustes car quelle plus grande injustice que l'accusation unanime contre le Christ ? Pour ceux qui l'ont condamné, Jésus appartenait au camp des méchants et des injustes. Ils accusaient avec justice, condamnaient avec justice, étaient justes en toute perfection. Ne savaient pas ce qu'ils faisaient, ne savaient pas qu'ils se trompaient du tout au tout. Depuis la Résurrection, cette ignorance n'est plus recevable. Il me semble qu'il existe un lien direct entre notre désir de juger autrui, les accusations que nous proférons, la haine même banale que nous laissons pénétrer en nous, le ralliement à un groupe, la volonté commune d'anéantir le coupable, notre conviction d'être innocent et d’œuvrer pour la justice. Pour autant, peut-on s'isoler dans l'indifférence ? Non plus. Aimez vos ennemis implique d'avoir été désigné ennemi par d'autres donc d'avoir pris position. Mais comment juger la justesse de cette position ? (Nathalie R.)

Question 2 : Fils et Père

Là où nous en sommes arrivés, j'ai une question de pure théologie (au sens d'une question mystérieuse qui requiert une connaissance d'expert !).

 

Fils et Père correspondent-ils à une réalité (et laquelle ?)

ou sont-ils le moyen pour Jésus de rendre à peu près compréhensible

aux hommes

le mystère de la relation trinitaire ?

(Nathalie)

 

Consultez les réactions à cette question :

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Question 1 - Perfection ?

Question 1 : « Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait »

Cette parole de Jésus est abondamment commentée côté humain :

comment devenir parfait, peut-on devenir parfait,

que signifie parfait pour les fils et filles du Père céleste etc.

Mais qu'est-ce que la perfection de Dieu ?

De quoi est-elle faite ?

Quelle image les membres de ce monastère numérique

ont-ils de la perfection divine ?

 

Consulter les réactions à cette question :

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