Méditation du jour

Partagez cette page

Méditation du mardi 23 avril



Une parole


Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.



Un regard 


Interrogé à l’occasion de la fête de la dédicace du Temple, sur le fait de savoir s’il est ou non le Messie, Jésus reprend l’image du pasteur et des brebis. Cela suggère que, pour Jésus, affirmer qu’il est le vrai pasteur revient à dire qu’il est le Messie. Jésus insiste surtout sur la relation de confiance unissant le pasteur à la brebis : le pasteur connaît la brebis et la brebis l’écoute. Cette relation vivifiante est si forte qu’elle ne peut être rompue par personne. Personne ne peut enlever au Christ ses brebis.



Une prière 


Prions le Seigneur qui donne à ses brebis la vie éternelle.


Seigneur, toi qui nous connais, donne-nous d’écouter ta voix et de te suivre en pleine confiance.


Seigneur, conduis-nous à la vie éternelle, défends-nous contre les tentations et les pulsions de morts qui nous assaillent.


Seigneur, donne-nous de nous détacher de nous-mêmes pour ne nous attacher qu’à toi.

 


Une parole 


Parmi eux, il y en avait qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, et qui, en arrivant à Antioche, s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur. La main du Seigneur était avec eux : un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.



Un regard 


Après avoir rapporté les circonstances dans lesquelles Pierre, lui-même, a été amené à baptiser des païens, Corneille et sa maison, saint Luc expose comment la persécution consécutive à la mort d’Étienne a causé l’élargissement de la mission de l’Église en direction des païens. Il avait déjà exposé l’exemple du diacre Philippe qui s’était adressé à des Samaritains et à un craignant-Dieu, l’eunuque éthiopien de la reine Candace. Il montre maintenant comment des juifs de langue grecque, originaires de la diaspora, arrivant dans la ville d’Antioche qui est alors l’une des plus grandes villes du bassin oriental de la méditerranée, s’adressent aussi à des païens pour leur annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus. Ainsi, à l’occasion d’une persécution, la mission prend une ampleur toute nouvelle.



Une prière 


Prions le Seigneur Jésus, ressuscité d’entre les morts, qui nous envoie proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création.


Seigneur Jésus, tout comme les disciples se sont adressés aux gens de culture grecques, apprends-nous à nous adresser à nos contemporains qui ne sont plus chrétiens.


Seigneur Jésus, donne-nous d’être des témoins joyeux d’une Bonne Nouvelle, d’un message de bonheur dans un monde qui a peur de l’avenir.


Seigneur Jésus, que ta main soit avec nous et que beaucoup de gens, en entendant notre témoignage, se tournent vers Toi.

 


Méditation du lundi 22 avril



Une prière 


Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.



Un regard


Jésus reprend une image classique, celle du berger, mais il l’emploie d’une manière un peu surprenante. Le berger est souvent, dans les Écritures, celui qui vient rassembler les brebis dispersées, rechercher la brebis égarée comme dans la parabole rapportée par saint Matthieu et saint Luc. Or, dans notre texte, les brebis ne sont pas dispersées, égarées, mais au contraire rassemblées dans le bercail où elles paraissent en sécurité.  Mais cet enclos, nous rappelle Jésus, peut aussi susciter la convoitise des voleurs et des bandits qui cherchent à y pénétrer frauduleusement pour s’emparer des brebis. Aucune institution ecclésiale ne garantit totalement ses fidèles des attaques des bandits et des voleurs qui cherchent à les abuser et les exploiter. Jésus nous invite à un effort pour bien discerner ceux qui passent par la porte, c’est-à-dire qui suivent le même chemin que Lui et ont pour projet de faire vivre les brebis, et ceux qui essaient d’entrer frauduleusement pour exploiter les brebis à leur profit.



Une prière 


Prions le Seigneur, le vrai berger, qui entre par la porte de l’enclos.


Seigneur, aide-nous à reconnaître les vrais bergers, ceux qui comme toi entrent par la porte du service et de l’humilité.


Seigneur, protège-nous des voleurs qui tentent d’escalader les murs, de tous ceux qui veulent entrer dans ton Église non pas pour être au service des brebis mais pour exercer une emprise sur elles.


Seigneur, protège-nous de la tentation d’entrer par effraction dans la demeure intérieure de l’autre, de violer son intimité.

 


Une parole


Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. »



Un regard


À l’époque de la prédication des premiers apôtres, c’était quand même beaucoup plus simple de devenir chrétiens que de nos jours. Pas besoin d’un long catéchuménat, il suffisait de demander le baptême et on le recevait tout de suite.  Ainsi, lorsque les auditeurs du grand discours de Pierre, le jour de la Pentecôte, lui demandent ce qu’ils doivent faire, Pierre leur répond simplement en trois points : ils doivent se convertir, recevoir le baptême au nom de Jésus christ et alors ils recevront l’Esprit Saint. Il convient toutefois d’être attentif à un détail : si les verbes « se convertir » et « recevoir » sont à la deuxième personne du pluriel, suggérant que la conversion et l’accueil du don de l’Esprit peuvent être des démarches collectives, communautaires, le verbe « être baptisé » a pour sujet l’expression « chacun de vous » qui suggère que le baptême est une démarche personnelle qui concerne chacun des auditeurs et non l’auditoire dans son ensemble.



Une prière


Prions le Seigneur Jésus pour les catéchumènes qui ont été baptisés en son nom à Pâques ; que le baptême reçu lors de la vigile pascale soit pour eux l’occasion d’une véritable conversion, d’un véritable changement dans leur vie.


Qu’ils demeurent fidèles aux engagements qu’ils ont pris à titre personnel lors de leur baptême.


Que l’Esprit Saint reçu lors de leur baptême leur donne la force de témoigner de leur foi.




Méditation du dimanche 21 avril



Une parole 


Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.



Un regard 


L’image du berger était courante dans le Proche-Orient ancien pour évoquer un Dieu ou un roi. Elle est aussi employée dans la Bible hébraïque pour désigner le Seigneur Dieu d’Israël et aussi pour désigner des rois et des dirigeants du peuple d’Israël. Mais chez les prophètes, ceux-ci sont souvent dénoncés comme de mauvais bergers rendus responsables de la dispersion du troupeau qu’est l’exil à Babylone ; c’est notamment le cas chez le prophète Ézéchiel qui, après avoir dénoncé l’action des mauvais bergers, les dirigeants du peuple responsables de la dispersion du troupeau, annonce que le Seigneur va être lui-même le berger de son peuple et ramener les brebis dispersées sur la terre d’Israël. En déclarant : « Moi, je suis le bon Pasteur », formule qui comprend l’expression « Moi je suis », « Egô eimi » en grec qui renvoie au nom divin révélé à Moïse dans l’épisode du buisson ardent, Jésus suggère qu’il vient lui-même accomplir l’oracle d’Isaïe, qu’il est Dieu qui vient rassembler son peuple dispersé par la faute des mauvais bergers, des dirigeants du peuple qui ont préféré abandonner le troupeau que le protéger des attaques des loups. Jésus ajoute que la caractéristique du bon berger est qu’il remet sa vie pour ses brebis. En cela, cette image du bon berger est aussi une annonce de sa passion et de sa résurrection. Jésus, le bon berger, accepte de remettre sa vie pour préserver ses brebis de l’attaque du loup, pour préserver ses amis de l’assaut du prince du monde car il sait qu’il la recevra à nouveau de son Père.



Une prière 


Prions notre Seigneur Jésus, le bon berger, qui remet sa vie pour ses brebis.


Seigneur, garde-nous des mauvais bergers qui ne protègent pas leur troupeau et le laissent se disperser.


Seigneur, rassemble en un seul troupeau toutes tes brebis, tous ceux qui écoutent ta voix et ont confiance en Toi. 


Seigneur, apprends-nous à suivre ton exemple et à donner notre vie pour ceux que nous aimons.

 


Une parole 


Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.



Un regard 


Comparaissant devant le Sanhédrin, après avoir guéri au nom de Jésus un infirme à la Belle Porte du Temple, Pierre évoque Jésus en employant une image empruntée au psaume 117 (118), celle de la pierre rejetée par les bâtisseurs devenue pierre angulaire. Dans ce psaume qui paraît être en relation avec la célébration de la fête des tentes, au retour de l’exil, décrite dans le livre de Néhémie, l’image de la pierre rejetée par les bâtisseurs devenue pierre angulaire renvoie à la destruction du Temple par Nabuchodonosor et à sa reconstruction par les exilés revenus de Babylone. D’après les évangiles synoptiques, selon saint Matthieu, saint Marc et saint Luc, Jésus lui-même avait employé cette image en conclusion de la parabole des vignerons homicides dans laquelle on peut voir une sorte d’allégorie de ce qui allait lui arriver : Lui, le fils bien-aimé du maître de la vigne, allait être tué et jeté dehors par les mauvais vignerons, c’est-à-dire par les chefs du peuple et les grands prêtres qui refuseraient de remettre à Dieu son propriétaire légitime. En citant, dans ce contexte, le psaume 117, Jésus semblait se considérer lui-même comme la pierre méprisée par les bâtisseurs devenue pierre angulaire. Cette référence peut être aussi vue comme une annonce de sa passion et de sa résurrection. Son rejet par les bâtisseurs, à comprendre comme sa mort, n’est pas une fin définitive et il va devenir au contraire le fondement d’une construction nouvelle : l’Église.



Une prière 


Prions notre Seigneur Jésus, la pierre rejetée par les bâtisseurs devenue la pierre angulaire sur laquelle est fondée l’Église.


Seigneur, tu as été rejeté par les chefs de ton peuple et tu es mort sur une croix ; viens au secours de tous ceux qui sont injustement rejetés et persécutés.


Seigneur, tu es devenu la pierre d’angle d’un Temple nouveau qu’est l’Église ; donne-lui de demeurer solidement fondée en Toi dans les épreuves.


Seigneur, en toi se sont réconciliés Juifs et païens ; sois aujourd’hui encore signe d’unité et de paix entre les différents peuples, notamment au Proche-Orient.

 


Une parole 


Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. 



Un regard 


Saint Jean définit ici, en quelques mots, quelle est notre destinée humaine, ce à quoi nous sommes appelés devenir semblables à Dieu. Dans le premier récit de la création Dieu crée  l’homme à son image et pour sa ressemblance. Cela veut dire que si l’image est donnée d’emblée, la ressemblance est quelque chose que l’homme se doit d’acquérir. Saint Jean se place dans la même perspective : pour que nous soyons pleinement enfants de Dieu, il nous faut devenir semblables à lui et, pour acquérir cette ressemblance, nous avons un modèle, Jésus, le Fils unique de Dieu, le verbe de Dieu qui est absolument semblable au Père, qui est celui par qui lequel le Père se donne à voir. En imitant Jésus, dans sa vie et dans sa mort, nous devenons véritables enfants de Dieu, semblables au Père.



Une prière 


Prions notre Seigneur Jésus, le fils unique du Père, afin qu’il nous aide à devenir à notre tour enfants de Dieu .


Seigneur Jésus, aide-nous à t’imiter dans ta vie et dans ta mort pour que nous ressemblions à ton Père.


Seigneur Jésus, apprends-nous à mourir à nous-mêmes pour accueillir la vie  éternelle qui vient du Père.


Seigneur Jésus, apprends-nous à aimer comme tu nous as aimés, pour être semblables à ton Père qui est amour.



Proposé par le Fr. Antoine-Frédéric