Méditation du dimanche 3 juillet

Une parole

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

Un regard

En apparence, les perspectives d’avenir d’agneaux envoyés au milieu des loups ne sont guère reluisantes. Ils risquent d’être rapidement dévorés. Est-ce que cela voudrait dire que Jésus envoie ses disciples au casse-pipe ? Certainement pas, puisqu’à la fin de notre récit les disciples reviennent tout joyeux ! Être envoyés comme des agneaux au milieu des loups signifie plutôt être envoyés sans aucune arme pour se défendre sinon la confiance en Dieu et en celui qui les a envoyés. Et c’est justement parce qu’ils sont envoyés désarmés que les disciples réussissent à convaincre leurs interlocuteurs. Par ailleurs, la référence aux loups et aux agneaux peut être une allusion à la prophétie d’Isaïe annonçant qu’aux temps messianiques loups et agneaux cohabiteront pacifiquement. Le succès de la mission des disciples apparaît dès lors comme une preuve de la venue du royaume de Dieu

Une prière

Prions notre Seigneur Jésus Christ qui nous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Seigneur, nous te demandons pardon pour toutes les fois où des chrétiens se sont comportés et se comportent encore comme des loups, voulant imposer leur foi par la force ou abusant de leur autorité. Seigneur, fais grandir en nous la confiance que nous osions proclamer notre foi dans un monde indifférent ou hostile, sans chercher à l’imposer. Seigneur, donne-nous de faire reculer la haine et la violence en employant la douceur et la paix. 

(proposé par le Fr. Antoine-Frédéric)

 

- Accepter de se perdre pour se retrouver.- page 45

fr. Jean-Pierre Longeat

 

Se perdre soi-même, c'est accepter de ne pas savoir tout-à-fait qui l'on est sans s'agripper à l'illusion que l'on a de soi.

Par là s'opère une réconciliation avec son être profond, même si cela passe par une perte de ce que l'on croit être soi...... ...

Soi-même est toujours autre que ce que l'on pensait ; soi-même est ce que l'on est fondamentalement et que l'on ne connait pas complètement, car nous sommes une réalité en devenir.

C'est là un point déterminant : on refuse souvent le passage par cette acceptation de transformation non maitrisée avec une part de non-connaissance immédiate de soi, et il faut que l'on soit acculé à cette acceptation pour voir que c'est là le véritable chemin de l'accomplissement ; ce passage désertique permet d'aller vraiment plus loin.

 

(de la part de Suzanne S.)

Méditation du vendredi 1er juillet

Une parole

Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »

Un regard

Comment regardons-nous ? Et que voyons-nous ? Jésus et les pharisiens regardent Matthieu mais ils ne voient pas la même chose. Jésus voit un homme assis à son bureau ; les pharisiens voient un publicain et un pécheur. D’un côté, il y a un regard qui cherche à connaître l’autre pour le rencontrer en vérité ; de l’autre, un regard qui juge et qui condamne, qui refuse la rencontre.

Une prière

Prions le Seigneur Jésus qui est venu appeler non pas des justes mais des pécheurs. Seigneur, purifie nos regards de tout préjugé et de tout sentiment de supériorité. Seigneur, donne-nous de regarder nos frères en humanité avec tes yeux pleins de compassion, de voir en eux des images de Dieu. Seigneur, ouvre les yeux de notre cœur pour que nous puissions rencontrer en vérité toutes les personnes que tu mets sur notre chemin. « Le détachement chrétien c’est, en réalité, un attachement infini à toutes les réalités infinies, c’est-à-dire qui ne colle pas égoïstement aux choses, mais qui les voit dans une lumière d’amour qui en fait une immense offrande et qui réalise ainsi la plénitude de la liberté, puisqu’il n’y a d’autre liberté que celle par laquelle notre vie tout entière devient un don. Il ne s’agit donc pas de quitter le sol. Il ne s’agit pas de nous détourner de la vie mais d’y entrer ! Aussi bien, le grand danger pour nous, ce n’est pas ce qui pourra se passer après notre mort ! Le grand danger, c’est ce qui se passe avant la mort, avant la mort !... Car c’est avant la mort que nous risquons d’être morts, si nous refusons justement de faire de notre vie une création continuelle de grâce et de beauté. »

(proposé par le Fr. Antoine-Frédéric)

 

 

IRÉNÉE DE LYON évêque et martyr, docteur de l'Eglise (✝ v. 201)

 " L'amitié est donc cette vertu qui unit les âmes par un tel lien de dilection et de tendresse qu'à plusieurs elles ne font plus qu'un. Voilà pourquoi même les philosophes de ce monde n'ont pas rangé l'amitié parmi les choses aléatoires et périssables mais parmi les vertus éternelles "

Aelred de Rievaulx - L'amitié spirituelle

Proposé par Suzanne

"Aussi la manière la plus simple de méditer, et l'exercice auquel se bornera quelque fois la méditation, est d'apprendre le texte par coeur et ainsi se l'approprier en profondeur pour ensuite et tout simplement le redire à Dieu. Jurieu disait :Il faudrait, s'il était possible habituer notre coeur à ne concevoir ses pensées et à ne former ses méditations que dans les termes du Saint Esprit en ces psaumes."

Frère Pierre -Yves, communauté de Taize.

proposé par Suzanne

Deux textes

Alors Dieu , nous accordant sa grâce, mettra fin aux divagations de notre intellect et l'établira immuablement - en même temps qu'un constant souvenir de lui - dans le coeur. Dans cet état l'intellect n'a plus aucun désir de sortir du coeur.

Moine Agapit - Dans Higoumène Chariton, L'Art de la prière (Editions Bellefontaine)

 

Il existe des natures tranquilles auxquels les grands actes de renoncement ne conviennent pas. Il leur est plus naturel de vivre humblement , dans la simplicité du coeur, en faisant le bien et en aidant tous ceux qui en ont besoin. Que la douceur de vivre en compagnie du Seigneur vous remplisse de sa grâce.

Théophane le Reclus - Dasn Higoumène Chariton, L'Art de la prière (Editions Bellefontaine)

(proposés par Suzanne S)

Dans la situation actuelle où, pour tant d'hommes, Dieu parait tout à fait lointain et inactif, c'est nous qui sommes ses témoins, au sens fort du terme, "porteurs de Dieu ", comme dit la tradition orthodoxe. Les autres attendent de voir ce que Dieu représente pour nous. Quelle que soit alors l'épreuve que je traverse moi-même, quelle que soit l'impression que je peux avoir d'un silence de Dieu, "dans la nuit son chant sera avec moi, prière au Dieu de ma vie"(Ps.41,9).

Frère François - Communauté de Taizé - Le sens de Dieu dans les psaumes.

Il n'est surtout pas nécessaire d'avoir une vaste culture biblique pour se mettre à méditer. Au contraire, cette culture s'approfondira peu à peu dans la méditation. Il convient de remarquer qu'un intellectuel, et surtout un professionnel de l'étude de la bible, doit vaincre autant d'obstacles, dans sa méditation, que le "simple" fidèle , même si ces obstacles sont en partie différents. Et surtout, qui que nous soyons, nous avons à nous appuyer sur cette assurance que Dieu nous parle : méditer, c'est l'écouter.

Frère Pierre-Yves - Communauté de Taizé - A la recherche du coeur de Dieu .

 

(proposé par Suzanne S.)

Origène

"Toi donc , mets tout ton zèle à la lecture des Ecritures, avec foi et avec la bonne volonté qui est agréable à Dieu . Il ne te suffit pas de frapper et de chercher mais ce qu'il faut avant tout pour obtenir l'intelligence des choses divines, c'est la prière."

Lettre d'Origène à Grégoire le Thaumaturge

Proposé par Suzanne S.